On a visité l’usine BN !

Un jour de septembre, en bonnes épicières dévouées, nous nous sommes levées aux aurores pour aller visiter l’usine BN (qui signifie au passage Biscuiterie Nantaise…), à Vertou près de Nantes. Tout à fait, le lieu ou l’on fabrique les chocos qui rigolent…

Voilà le contexte de notre histoire : la Collective des Biscuits et Gâteaux de France organise début octobre des portes ouvertes de biscuiteries hexagonales, « Les Cités Merveilleuses ». Nous étions invitées avec d’autres blogueuses (et un blogueur !) à voir tout cela un peu en avance… Nous sommes donc parties vers l’Ouest, bien décidées à percer les secrets de la fabrication des BN (pas encore testés dans le labo Super Supérette…).Devant l’usine au logo délicieusement vintage, ça sent très fort la fraise. Pas n’importe quelle fraise. La fraise de la petite confiture tapissant le cœur des BN. Mais oui mais c’est bien sûr !  C’est à l’intérieur que sont fabriquées entre 80 et 100 tonnes de biscuits par jour, ce qui représente un chemin d’environ 350 km (de quoi rentrer à Paris sur un tapis de biscuits…) et pas que des BN, comme nous allons le découvrir quand une odeur de cannelle viendra titiller nos narines…

  

On a rencontré des gens cool… D’abord, Hubert, le professeur Tournesol qui a inventé le Mini BN avec son équipe de R&D ! Ensuite, Valérie, la chef d’équipe de la ligne 35, qui fabrique les speculoos Delacre (qui appartiennent, comme BN, au groupe anglais United Biscuits).
Bon, nous n’avons pas pu voir la fabrication de la pâte et son pétrissage, dommage. En tous cas, ce qu’on sait c’est que toutes les matières premières sont assemblées ici et que la farine de blé vient de Charente ou du Val de Loire. Les matières grasses hydrogénées et les arômes artificiels ont été supprimés des recettes. Quand à la confiture de BN, elle est faite dans l’usine même à partir de pulpe de fraise en provenance d’Espagne. On a quand même repéré des ingrédients dont on ne connait pas trop l’utilité sur certains emballages…

Pour commencer la visite, Valérie nous prévient en souriant : « Il ne faut pas confondre gâteaux et biscuits, sinon vous risquez de fâcher des biscuitiers ! Le mot biscuit signifie « cuit deux fois », il contient peu d’humidité, alors que les gâteaux contiennent beaucoup d’humidité résiduelle. »

Les speculoos défilent sagement dans un four de 60 mètres de long ! « Ils se promènent sur 8 minutes de cuisson. Cela permet aux biscuits de passer par différentes étapes : d’abord la pâte lève, puis s’assèche, et enfin prend des jolies couleurs », explique Valérie. À la sortie, les speculoos sont attentivement surveillés. Taille, poids, couleur, tout y passe. « La matière première est vivante et réagit beaucoup, il faut donc bien analyser et s’adapter » poursuit notre chef d’équipe.

Ensuite, les biscuits sont emballés. Et figurez-vous qu’il se passe un truc dingue, des biscuits sont prélevés régulièrement dans la journée (pour avoir des traces de la production en cas de problème), et conservés en lieu sûr… DANS UNE BISCUITHÈQUE !! Malheureusement, nous ne verrons pas ce lieu au nom merveilleux et plein de promesses…

          

Wooo, on croise en chemin les moules à « casse-croûte », le best-seller de la Biscuiterie Nantaise pendant l’après-guerre ! Qui existe toujours, avec son look coolement rétro, intemporel comme un tee-shirt Petit Bateau, et qui est top trempé dans du lait et du chocolat selon notre épicière Mélanie… 

  

Après, on quitte l’ambiance cannelle pour suivre la ligne de fabrication des Mini BN à la fraise avec le chef d’équipe Erwann… Les machines sont dingues. La pâte est moulée (il y a plusieurs visages de biscuits qui rigolent différents !) puis dorée et cuite dans un immense four. Des petites chutes de pâtes crues tombent dans une boîte. Réflexe de gourmandes, on goûte bien sûr, comme à la maison ! C’est pas mal, mais plus neutre que la version cuite.
Après, une machine dépose un petit tas de confiture de fraise (ou de crème vanille ou de chocolat selon les jours), immédiatement recouverte par la deuxième partie du biscuit, aspirée et reposée. Ce mécanisme est assez fascinant…

           

Au bord des chaînes de fabrication, on trouve des caisses de « rebuts », cassés ou mal fabriqués. Pour le coup, là c’est un peu ambiance film d’horreur, vous ne trouvez pas ? Genre Meurtre ensanglanté chez les BN maléfiques.

  

Voilà coucou c’est nous avec des belles charlottes… Ne vous moquez pas s’il vous plaît.
Ensuite, nous longeons la chaînes des petites tartelettes trop mignonnes :

     

Et enfin, voilà quelques moules collectors qui sont exposés à l’entrée de l’usine…

  

Bref, au final, nous avons trouvé fort intéressant de voir comment est fabriqué, sur d’immenses chaînes, un produit iconique de la récré comme le BN. Et de prendre conscience du processus de fabrication qui est derrière le paquet de biscuits qu’on saisit sans y penser dans un rayon de supermarché…
Si vous voulez aussi visiter gratuitement une des biscuiteries françaises ouvertes au public du 3 au 7 octobre, inscrivez-vous par ici. Il y en a sûrement près de chez vous ! Bon, avouons qu’il reste pas mal de mystères à la fin de la visite, mais ça doit être les fameux « secrets de fabrication » ?! Et n’oubliez pas de goûter les biscuits tout juste sortis des fours géants…

    26 commentaires

    1. Eve59

      Waouh! J’ai regardé tout ça avec mes yeux de ptite fille…
      Les casses croûtes, les tartelettes aux fraises, les minibn( je les préfère au chocolat…)
      Je cours vite voir s’il y a une biscuiterie dans mon coin!

    2. Solenn

      Super bonne idée comme sortie ! Je viens de m’inscrire à la sortie pour l’usine Traou Mad dans le Finistère. Hâte de me lécher les babines sur fond de crêpes dentelles !!! Merci beaucoup pour l’info !

    3. juekiblog

      Ce reportage est trop chouette, j’adore les photos, c’est bien raconté, j’ai eu l’impression de vivre un petit moment de votre visite! Tout ces biscuits de notre enfance… c’est un rêve de gosses de visiter une usine de gâteaux! merci!

    4. Sophie

      Je me souviens… Une visite à Nantes lorsque j’étais en 5ème, nous avions fait le Château des Ducs et il y avait alors une exposition BN, ce n’était donc pas bien sûr l’usine, mais l’historique, des éléments de l’usine, et puis des BN à déguster à la fin de la visite !
      Belle visite ! (pour les secrets de fabrication… il y a aussi les ingrédients pourtant mentionnés sur le paquet mais qu’on n’a pas nécessairement envie de voir, non ?)

    5. Audracao

      Enorme ! Je vais faire ma belle en demandant à tout le monde s’ils savent ce que ça veut dire « BN ». Merci pour la visite :-) Bon dimanche.

    6. sophie l.

      Toute mon enfance !! J’habitais à la Haie Fouassière, qui , à l’époque, produisait les framboises pour les B.N .ma mère nous ramenait des cartons de B.N de l’usine de Nantes qui étaient invendables…. je n’ai jamais retrouvé le goût magiquede cette époque :(

    7. Papayou

      Goulûment intéressant!
      On se demande toutefois où finissent les vilains petits BN maléfiques, restos du cœur ?… recyclage ?… ou poubelles ?

    8. Guermantes

      J’aurais adoré faire partie du voyage. Il y a quelques dizaines d’années, se trouvait près de chez moi l’usine de biscuits Poigny & Fils : de grandes boîtes rectangulaires assez hautes recouvertes de papier vert avec le logo. Les jours de cuisson, toute la rue sagebien (Le Mans) embaumait la noix de coco.

    9. régis

      bonjour,
      je sais que vous le savez déjà mais ça ne fait pas de mal de le redire : vous êtes très très mignonnes toutes les 2, sauf en charlotte et en blouse, pas très naturelles…

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